pytestator, un script vim pour gérer ses tests unitaires plus facilement

J’ai (enfin) releasé un petit script vim pour rendre plus agréable l’utilisations de tests untaires pour python dans vim.

Le principe est assez simple, ce script vous introduit plusieurs nouveaux raccourcis dont voici les deux plus intéressants:

  • ,s qui vous fais passer du fichier de tests au fichier testé et vice versa (s pour swap)
  • ,tr qui lance le fichier de tests correspondant au fichier que vous êtes en train d’éditer, que vous soyez dans ce fichier ou dans le fichier de test (tr pour test run)

La page du script avec un peu plus d’informations et du mauvais anglais: http://www.vim.org/scripts/script.php?script_id=3151

Sinon des mappings que j’aime bien pour écrire mes tests unitaires:

imap ,ar self.assertRaises()<left>
imap ,ae self.assertEqual()<left>
imap ,at self.assertTrue()<left>
imap ,af self.assertFalse()<left>

Mes maps git pour vim

Un poste rapide pour vous donner mes maping pour git dans vim. J’ai beau avoir regardé tous les plugins vim pour git, aucun ne m’a plus, je me suis donc contenté de faire plein de maps pour pouvoir utiliser git dans vim et ce le plus rapidement possible.

Le principe est très simple et surtout facile à retenir: les maps commencent tous par “,” (comme tous mes maps ou presque) puis par “g” (comme git), après je rajoute une lettre qui est le début de la commande et je la mets parfois en majuscule quand c’est la même commande avec des options différentes. C’est tout bête mais ça permet de ne taper que 3 char pour faire n’importe quelle commande (qui est beaucoup plus longue à écrire), je me retrouve même à ouvrir vim pour utiliser git maintenant -_-“

map ,ga :!git add -p<cr>
map ,gA :!git add %<cr>
map ,gf :!git add
map ,gs :!git status<cr>
map ,gc :!git commit -m “”<left>
map ,gC :!git add %<cr>:!git commit -m “”<left>
map ,gd :!git diff<cr>
map ,gD :!git diff —cached<cr>
map ,gp :!git push<cr>
map ,gP :!git pull<cr>
map ,gb :!git branch<cr>
map ,gB :!git branch
map ,gh :!git checkout
map ,gi :!git init<cr>
map ,gt :!tig<cr>
map ,gl :!git log<cr>

Vrac 1

Ne débordant pas de temps et surtout d’énergie à consacrer à l’écriture d’un poste plus fourni je vous livre une petite série de liens et d’astuces collectés dernièrement. Une bonne partie ne sont pas récente mais comme je les ressors souvent autant les remettre:

  • Ompload, une fonction bash pour envoyer le fichier en argument sur omploader.org, un chouette site qui support plein de formats de fichiers
  • ompload()
    {
        curl -# -F file1=@$1 http://omploader.org/upload|awk /Info:|File:|Thumbnail:|BBCode:/{gsub(/<[^<]*?\/?>/,”“);$1=$1;print};
    }
  • Conworld, un livre en ligne sur comment créer un univers fictif, je cherchais ça depuis longtemps donc je partage.
  • wordreference, le site pour traduire des mots, chaque options de recherches peut être rajoutées en moteur de recherche rapide pour firefox. Si vous utilisez vimperator n’hésitez pas à définir des mots clef pour ces moteurs de recherche.
    Par exemple: nf pour anglais ? français et fn pour français ? anglais.
  • Une vidéo qui montre comment très simplement préparer une grosse série de commandes shell à exécuter. Un must, ça m’a fait économiser énormément de temps à ne pas avoir à faire des boucles à la con et pour peut que vous maitrisiez les macro, :s et autre cela permet plein de choses sympa.
  • Imagemagick est un outil en CLI permettant de faire des modifications sur des images. Par exemple la commande pour redimensionner une image en gardant le ratio taille-largeur et en spécifiant une hauteur maximal est:
    convert image.png -resize 64x64\> image_small.png
    Les autres commandes de redimensionnement (imagemagick permet bien plus que ça).
  • Bartab, un super addon pour firefox qui permet de « décharger » (wééé !) un onglet pour économiser de la mémoire et plein d’autres joyeusetés comme ne par charger automatiquement les onglets au redémarrage de firefox pour pas attendre 50 ans que tout se charge.
  • Comment installer Gimp pour Ubuntu pour utiliser le mode mono fenêtre (infiniment plus agréable que le mode pop-ups). Pour les autres distributions il faut se procurer la version 2.7, comment activer le mode est décrit dans le lien.
  • Il est sympa le moteur de crysis quand même
  • Down for everyone or just me” un grand classique, ce site très pratique permet de tester sur un autre site internet est mourru.

C’est tout pour aujourd’hui.

Éditeur de texte par défaut

Une technique bien connu des personnes utilisant un système Gnu/linux quotidiennement, peut-être moins des nouveaux utilisateurs. Je cherche surtout une excuse, car j’avais envie d’écrire, mais quelque chose de vraiment facile, par flemme.

Sur un système Gnu/linux lorsqu’on lance certaines applications comme crontab par exemple, nécessitant une édition, la dite application fera appel à l’éditeur configuré par défaut. Ce qui est généralement Nano donc pas génial, bien-sûr ce n’est que mon avis. Fort heureusement il est possible de modifier cela et configurer notre éditeur de texte favori, tout le monde est au courant que c’est Vim le meilleur. Pour ce faire nous allons modifier les variables d’environnement. Pour une application permanente nous éditerons le fichier $HOME/.bashrc et nous ajouterons ces quelques lignes.

EDITOR=vim
VISUAL=$EDITOR
export EDITOR VISUAL

Utilisez la commande source pour mettre à jour votre bashrc.

source $HOME/.bashrc

Utilisez la commande env ou afficher les variables avec echo pour vous assurer que cela a été pris en compte.

echo $EDITOR
echo $VISUAL

Il est préférable de bien configurer les deux variables.Viusal, est un ancien terme qui ne devrait plus être utilisé, mais certaines applications y font encore appelle. Il sera possible de configurer n’importe quel éditeur, mais il est recommandé d’en choisir un en mode texte. Il sera possible si vous le désirez de choisir un éditeur muni d’une GUI, mais n’oublier pas que cela ne fonctionnera que si X est disponible.

Gérer vos plugins Vim à la manière d’apt-get avec Vimana.

Vimana est un outil écrit en Perl par Yo-An Lin. Il vous permettra de gérer vos scripts Vim en ligne de commande à la manière d’un gestionnaire de paquet comme apt-get par exemple. Vous pourrez obtenir des informations, installer et mettre à jours vos scripts Vim1 . Selon le type du script ftplugin, plugin, syntax etc… Vimana installera les fichiers dans les répertoires correspondants. Par exemple pour un color scheme il le placera dans ~/.vim/colors/

Pour installer Vimana il vous faudra passer par le CPAN. Il est disponible que pour des systèmes de type Unix, par exemple Gnu/linux, Mac OS X, BSD etc… Il n’est pas portable sur Windows.

sudo cpan Vimana

Une fois installé vous pourrez commencer par mettre à jour l’index.

vimana update

Pour chercher un script ou un plugin.

vimana s Perl

Le résultat vous retourna donc des scripts concernant Perl2 .

Vous pourrez aussi avoir des informations sur un script.

vimana info omniperl

Pour installer un script.

Vimana i autocomplop

Si le script n’est pas disponible sur vim.org, mais qu’il utilise un repository Git il sera possible d’indiquer le chemin du repository.

vimana i git:git://path/to/git/repository

Pour finir il est aussi possible d’installer un script depuis un répertoire.

git clone git://path/to/git/repo.git
cd repo
vimana i .

Pour supprimer un script.

vimana remove autocomplop

Ou encore

vimana remove autocomplop --force

En conclusion, c’est un outil qui peut-être très pratique et faire gagner du temps, ça évitera de se rendre à chaque fois sur vim.org pour télécharger le script ou faire une recherche.

Drapeau EnVimana sur le CPAN
Drapeau EnVimana sur github
Drapeau EnBlog de Yo-An Lin

  1. Il va les chercher sur vim.org
  2. Ayant Perl dans le nom ou la description du script

Colombo 2.0

Dés qu’elle est entrée dans mon bureau, j’ai su que l’affaire ne sentait pas bon. On ne fait pas carrière dans ma branche si on ne développe pas un solide sixième sens pour flairer les problèmes. Et manifestement, mon embrouillomètre me criait que je ferais mieux de me planquer sous mon bureau la tête cachée dans une des poches de mon imper.

Malheureusement, mon vieux fauteuil donnait des signes de fatigue, la machine à café agonisait, et j’avais un besoin urgent de renflouer mes caisses. Je n’avais pas les moyens de faire le difficile.

— Thibault Jouannic, détective TMA privé ?
— Lui même, à votre service m’dame. Entez, je vous en prie.

D’un signe de main, je l’invitai à s’asseoir. Pendant qu’elle s’exécutait, je l’examinais à la dérobée. Mon boulot m’amenait plutôt à côtoyer de gros barbus aux dents jaunies par la clope et le café, et portants des tee-shirt rigolos. Aussi, cette belle brune élancée en tailleur élégant avait immédiatement éveillé mon attention. D’un point de vue professionnel, j’entends.

— Alors m’dame, que puis-je faire pour vous être utile ?

J’ai toujours pensé qu’un bon détective était comme un médecin. Pas de bon diagnostic sans connaître les symptômes. Le problème, c’est que mes clients me prenaient souvent pour une espèce de devin vaudou, et j’étais obligé de les soumettre à un interrogatoire digne d’un inquisiteur espagnol pour espérer obtenir le minimum d’indices.

— Je suis Lucie S., webmaster d’un site de petites annonces agricoles, et depuis quelques temps il semble que les performances ne soient plus au rendez-vous.
— Vous voulez dire que le site est lent ?
— En fait, ce site n’a jamais été une foudre de guerre, mais depuis deux jours, la situation est devenue catastrophique. La moindre requete nécessite 45 secondes avant d’aboutir. Quand on ne récupère pas une page blanche. Et le moteur de recherche, le cœur du site, est complètement inutilisable.

Dr Cog
Creative Commons License photo credit : Balakov

Les performances ! Un grand classique. 90% de mes affaires concernaient des sites qui se trainaient comme des escargots neurasthéniques. Parfois, rajouter quelques caches rendait le problème supportable, mais la plupart du temps, la conception de base était tellement médiocre qu’il n’y avait rien à faire. Allez expliquer ça à un client désespéré.

Bref ! Cela s’annonçait comme une petite enquête de routine. Alors pourquoi mon instinct me criait-il qu’il y avait anguille sous roche ?

— Vous dites que depuis deux jours, la situation a empiré. Que s’est-il passé de spécial à ce moment là ?
— Mais justement ! Rien, rien du tout.

C’était louche. Soit elle me mentait, soit elle ignorait quelque chose, mais son histoire n’était pas crédible, et elle même ne semblait pas convaincue. Je décidai de la titiller.

— Aucune erreur dans vos tests unitaires ou fonctionnels ? Que dit votre plate-forme d’intégration continue ?
— Euh…

J’avais touché juste. Je posais la question pour la forme, j’aurais été bien surpris d’apprendre l’existence de tests automatisés. La plupart du temps, je devais m’estimer heureux si des conventions de codages étaient définies et respectées. Mais bon, la question avait le don de rendre mes clients mal à l’aise, et un client qui n’est pas droit dans ses chausettes est moins enclin à discuter mes tarifs. Et puis, ça me distrait.

— Écoutez, je vais voir ce que je peux faire. Mais il me faudra un accès au serveur de production, un compte sur le gestionnaire de source, et un dump récent de la base de données.
— Je vous communiquerai ces informations dans la journée. Il y a autre chose, me dit-elle l’air embarassée.
— Oui ?

Je masquai un petit sourire. Quand un client ne rechigne pas à vous donner l’accès à la prod, c’est qu’il y a toujours autre chose.

— Un grand salon d’agriculture a lieu dans deux jours. Une présentation publique du site est prévue. C’est un site subventionné par le ministère, vous comprenez. Et si la situation n’est pas revenue à la normale d’ici là, nous risquons de nous retrouver dans une situation délicate.

Ben voyons ! J’aimais travailler dans le stress du temps qui passe. Corriger un bug qui semblait insolvable est gratifiant, mais aucune sensation n’est plus exaltante que celle de le faire dans un délai aussi court. Et puis, ça me permet de gonfler mon tarif.

— Je prends l’affaire en main m’dame. Envoyez moi les données dont j’ai besoin, et je commence sur le champ.

Une fois qu’elle fut sortie, je m’abandonnais à une méditation contemplative. Réfléchir représente une part importante de mon temps de travail. Je dirais même que c’est la part la plus importante. Il m’est même arrivé de résoudre des affaires sans poser les mains sur mon clavier bépo.

L’ennui, avec la réflexion, c’est qu’elle passe facilement pour de l’oisiveté pour les non-inités. C’est pour ça que je prends toujours l’air affairé et soucieux quand j’attends un client. Pour avoir l’air compétent et efficace.

C’est important, les apparences, dans mon métier. Pourquoi croyez-vous que je laisse traîner toutes ces piles de dossiers poussiéreux ? Pas pour le travail, tout est numérisé. Non, c’est simplement parce qu’un détective sans imper et qui ne pue pas le tabac froid. Ça ne fait pas sérieux.

Je suis bien resté deux heures, les pieds sur mon bureau couvert de paperasse bidon, sirotant mon infusion à la verveine (que je ne bois qu’en cachette, un vrai détective est censé carburer au café noir dégueulasse), avant de parvenir à la conclusion suivante : j’étais dans une impasse. J’avais le crime, mais pas le mobile.

Quelqu’un aurait-il saboté volontairement le site pour plomber la présentation publique ? Un hacker ? Un script-kiddie ? Un concurrent ? Je n’arrivais pas à m’en persuader. Les gens regardent trop la télé. Ils s’imaginent que nous autres, détectives TMA, passont notre temps à combattre le crime virtuel organisé, sauver des demoiselles en détresse et empêcher in-extremis des fusées d’exploser. Tout ça, c’est la faute à Colombo.

La réalité est toute autre, et le quotidien d’un détective TMA est finalement assez banal. Point de grand bantitisme. Point de course poursuite effrénée dans les limbes du web. Simplement quelques corrections orthographiques par ci, un petit bug css (damn IE!) par là. Et puis, métro, popote, dodo. Comme tout le monde, finalement.

C’est justement pour cette raison que je ne parvenais pas à accepter l’idée d’un acte de piraterie. Règle n°1 du détective TMA : «  N’attribue jamais à la malveillance ce qui peut s’expliquer par l’incompétence  ». Quelqu’un avait merdé dans cette histoire, et il fallait trouver qui.

Mala Strana
Creative Commons License photo credit : Pensiero

C’est maintenant que les choses sérieuses allaient commencer. Je commençai par vérifier la justesse des informations envoyées par ma cliente, et récupérais le trunk du site. Haha ! Quelqu’un avait commité un «  Thumbs.db  » dans le dossier «  img  ». Quelle bande de newbies ! Mais !? Ils avaient également commité leur répertoire de backup, rempli de dumps sql ?! Seigneur ! Je sentis mes yeux tenter de jaillir hors de leurs orbites.

Pris d’un doute, je récupérai également en local la version de production du site. Autant vous dire qu’à ce moment, je m’attendais à tout. Pour le plaisir, j’ouvris quelques fichiers au hasard grâce à mon éditeur de geek préféré (vim, car tout le monde sait que les vrais pros n’utilisent jamais emacs). La syntaxe hasardeuse, l’indentation erratique, et les caractères de saut de lignes aléatoires me firent vite tourner la tête, le cœur au bord des lèvres.

— «  Fiston, dans la vie, on ne mélange jamais les espaces et les tabulations  », me disait souvent ma grand-mère, de son air sage et pénétrant de vétéran qui avait connu le Cobol. Il faut croire que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir une grand mère comme la mienne.

En dernier recours, je décidai de jeter un coup d’œil à l’historique svn. En parcourant rapidement les derniers messages de commits, quelque chose attira mon regard. Serait-il possible que… Quelques diffs plus tard, j’étais fixé. Les mains derrière la tête, je me laissai aller en arrière, un sourire sur les lèvres. Voilà une affaire rondement menée.

Le cœur léger, je décrochai le téléphone, et appelai ma cliente.

— Allo ?
— Thibault Jouannic, détective TMA à l’appareil. J’ai quelque chose qui peut vous intéresser.
— Vous avez trouvé ?
— Pas par téléphone. Écoutez, je veux que vous réunissiez l’équipe de développement au complet, dans vos locaux, demain 9h. Assurez-vous que tout le monde soit présent. Et amenez des croissants.

Van Williams & Bruce Lee
Creative Commons License photo credit : Elmo Alves

Sans attendre sa réponse, je raccrochai. Pour ma peine, je décidai de me préparer une autre infusion. Demain promettait d’être une belle journée.

Le lendemain, je me rendis au siège de S… S.A., dans ma vielle guibarde fumante. J’ai l’habitude de me déplacer en vélo, mais pour les rencontres avec mes clients, ça me donne un genre.

Quand j’arrivai à la réunion, tout le monde était déjà présent, et à l’heure, preuve s’il en est de la gravité de la situation. Les croissants étaient chauds, le café finissait de glouglouter dans le percolateur, les choses s’annonçaient bien.

Je m’emparai d’une viennoiserie, et demandai à chacun de se présenter.

— Frédéric B., chef de projet
— Solange C., développeuse
— Alfred D., designer / intégrateur
— Anatole P., développeur stagiaire
— Pierre Z, développeur
— Lucie S., webmaster

Après ce petit tour de table, je leur tournai le dos, et m’approchai de la fenêtre, faignant de contempler le paysage bétonneux des alentours d’un air inspiré. Dans mon métier, il faut savoir ménager ses effets. Lorsque je jugeai la tension nerveuse suffisante, je me retournai, et commençai mon numéro.

— Comme vous le savez, j’ai été contacté hier par Lucie S., ici présente, pour élucider un cas mystérieux. Depuis 2 jours, le site www.….com semble rencontrer des problèmes de lenteur anormale. Est-ce exact ?
— Tout à fait.
— Cet évenement survient juste avant une importante présentation publique du site. Si l’anomalie n’est pas résolue, sa réputation sera ruinée, et par exension celle de l’agence web qui l’a conçu et réalisé, n’est-ce-pas ?
— En effet.
— Comme vous, j’ai pensé à un acte malveillant. La vile démarche d’un concurrent amer et jaloux d’avoir été éconduit lors de l’appel d’offre. Aussi ai-je analysé en détails les différents logs de votre serveur de production. J’ai vite découvert que je faisais fausse route. Je n’ai rien remarqué d’anormal. En revanche, je peux vous dire une chose.

Je les parcourus tous de mon regard de détective pénétrant. La tension était à son comble, chacun était pendu à mes lèvres, retenant son souffle.

— Mesdames, messieurs, il s’agit d’un acte interne. Qui plus est, j’affirme que le coupable se trouve dans cette pièce !

L’annonce fit son effet. Des exclamations d’indignation éclatèrent, des cafés furent renversés, certains manquèrent s’étouffer avec leur croissant. J’attendis, inflexible, que le calme revienne, et imposai le silence de mon œil de lynx (la bestiole, pas le navigateur).

— Lucie S., vous m’avez annoncé lors de notre premier entretien qu’aucun changement n’étais survenu sur l’application au moment du début des anomalies. Et bien, madame S., vous vous êtes trompée. Il y a bel et bien eu une livraison ce jour là.

Le chef de projet bondit alors de sa chaise, en renversant son café, hurlant presque.

— Mensonge ! Calomnies ! Aucune livraison n’a été déployée en production depuis 10 jours. Vérifiez le svn, le dernier tag date de plus d’une semaine. Et aucun ticket n’est passé en état «  cloturé  » durant cette période ! Vous mentez !
— Croyez-moi bien, j’ai vérifié ces éléments. Et comme vous le dite, aucune livraison n’a été déployée en utilisant votre procédure de livraison officielle. — J’appuyais sur le terme — En revanche, il y a bien eu une livraison sans passer par votre procédure de déploiement !
— C’en est trop, rugit le chef de projet. Comment pouvez-vous l’affirmer ?
— C’est simple, j’ai eu l’occasion de comparer la version svn des sources, avec ce qu’on peut trouver sur vos serveurs de production et préproduction. Le résultat fut trés instructif, je dois dire.

Pens in light
Creative Commons License photo credit : maistora

Je les observai d’un air amusé, avant de reprendre.

— J’ai en effet pu constater que ces trois environnements n’étaient pas synchronisés. Il ne peut y avoir qu’une seule explication. Quelqu’un n’a pas respecté votre procédure de déploiement.

L’assistance resta muette. Des murmures incrédules se firent entendre. Le chef de projet, hagard, bafouilla.

— Mais… Qui ? Qui pourrait faire une chose pareille ?
— Voyez-vous, j’ai eu l’occasion d’analyser les logs svn de votre application. Quelque chose a attiré mon attention. Quelque chose qui n’aurait pas du se trouver là.

Suspense. J’observai une pause théâtrale, avant de m’écrier :

— Votre log svn est en effet truffé de messages de commits vides !

Stupeur dans l’auditoire. Le chef de projet, le souffle coupé, retomba sur sa chaise, effondré. Je m’emparai d’un croissant, leur laissant le temps de reprendre leurs esprits avant de continuer.

— Plus intéressant. J’ai également remarqué que ces commits félons se sont multipliés depuis quelque temps.

Je pointai alors un doigt vengeur vers l’un de mes auditeurs.

— Monsieur Anatole P. Pourriez vous nous indiquer à quel moment vous avez commencé à travailler sur ce projet ?!

Le pauvre stagiaire, au comble de l’embarras, parvint à peine à bredouiller une réponse intelligible.

— Une… une semaine environ. Mon stage a débuté au début du mois.
— Monsieur Anatole P. N’est-il-pas vrai que vous avez, au cours de cette semaine, réalisé des développements sur le site dont nous parlons ?
— Oui, mais…
— Et n’est-il-pas vrai qu’au cours de ces travaux, vous avez modifié l’un des fichiers de configuration de l’application ?
— Peut-être bien que oui.
— Et bien monsieur Anatole P., lorsque vous avez livré vos travaux directement sur le serveur de production, vous avez écrasé un fichier de configuration avec les paramètres de la plate-forme d’intégration. Cela a eu pour action de désactiver tous les caches de la production !

Not getting Involved
Creative Commons License photo credit : TarikB

Dans la folie qui s’ensuivit, le chef de projet, rouge de colère, tonna.

— Anatole ! Je vous jure que vous allez…
— Un instant ! — J’avais usé de toute mon autorité pour l’interrompre — J’affirme qu’il n’y a qu’un seul coupable dans cette pièce. Et ce coupable n’est pas Anatole.

Stupéfaction.

— Monsieur Frédéric B., chef de projet du site www.….com, je vous accuse d’avoir confié les accès de votre plate-forme de production à un stagiaire inexpérimenté. Je vous accuse de l’avoir laissé travailler sur un projet sans l’avoir formé à vos méthodes. Je vous accuse de ne pas avoir mis en place de procédure systématique de vérification ni de validation de son travail par ses pairs plus expérimentés. Enfin, au nom d’Ada, sainte patronne des geeks et codeurs, je vous accuse de contribuer à la médiocrité logicielle générale, en omettant de mettre en place et de promouvoir des bonnes pratiques de développements. Arrêtez-le !

Deux gorilles de la sécurité se saisirent du félon, et l’emmenérent tandis que ses cris de rage et menaces de vengeances raisonnaient dans les couloirs.

Quand le silence revint, je savourai les regards admiratifs qui se posaient sur moi. Ma cliente ne put s’empêcher de me demander :

— Mais comment avez-vous su ? Pour la livraison en production ?
— C’est simple, ma chère. Lorsque j’ai réalisé que certains fichiers n’étaient pas synchrones entre les différents environnements, j’ai fouillé pour en découvrir l’origine. J’ai remarqué que certaines modifications apportées récemments sur le svn se trouvaient bien sur la préproduction, mais jamais sur la production. En revanche, d’autres commits avaient été directement reportés sur la production, mais étaient absent de la production. Et il se trouve que ces commits anormaux avaient tous un même auteur : Monsieur Anatole P., ici présent.

En remontant dans l’historique, j’ai tout de suite vu que ses premières contributions étaient trés récentes. J’ai évidemment pensé à un stagiaire.
— Votre analyse est limpide.
— Élémentaire, même. Cette affaire prouve une fois de plus l’une des Grandes Lois Immuables des TIC.
— Laquelle ?
— Il n’existe pas d’anomalie, quelle qu’elle soit, dans laquelle aucun stagiaire ne soit impliqué.
— Écoutez, monsieur Jouannic. Vous nous avez démontré que vous êtes un homme capable. Nous avons une place de chef de projet à pourvoir. Seriez-vous disponible ?
— Désolé, m’dame, mais ça ne m’intéresse pas. Indépendant je suis, indépendant je reste. Vous savez, détective freelance, ce n’est pas un métier, c’est un mode de vie.
— Bon. Si vous changez d’avis, n’hésitez pas à me contacter.
— J’y penserai. Je vous enverrai ma facture d’ici demain.

Tout en m’installant derrière le volant ma fidèle guibarde, je sortis mon agenda et vérifiai mon emploi du temps du reste de la semaine. Rien. Parfait, j’allais pouvoir partir en vacances quelques jours. Je l’avais bien mérité.

– FIN –

Bonnes résolutions 2010

Le titre n’est pas forcément le mieux choisi. Oui, cela me fait toujours rire cette tradition des bonnes résolutions, lorsqu’une nouvelle année débute. C’est un peu comme remettre les choses à demain. Pourquoi attendre qu’une nouvelle année démarre, pour prendre de bonnes résolutions ; pourquoi repousser les choses que l’on pourrait faire aujourd’hui à dans 8 mois. C’est tout au long de l’année que j’essaie d’évoluer, progresser, avoir de bonnes résolutions. Comme certains le savent, j’ai parfois de très longue journée, et j’ai toujours beaucoup de choses à faire. Ne serait-ce qu’assouvir ma soif d’apprendre, me demande beaucoup de temps. J’ai donc tout au long de l’année, essayé d’optimiser un peu mon temps.
J’ai tout de même pris de bonne résolution pour l’année 2010, en fait, j’ai eu et fait des découvertes quelques jours avant la nouvelle année, ça tombait donc bien.

A la base, je ne suis pas forcément quelqu’un de super organisé. Par conséquent je savais toujours ce que j’avais à faire, mais je ne notais pas ces choses. J’étais donc perdu, je savais ce que je devais faire, mais ne me fixant pas d’objectifs pour la journée, je m’affolais et prenais peur par toutes les choses que j’avais à faire. Au final, je n’avançais pas beaucoup, car je ne savais pas par ou commencer. Ce qui était très frustrant, puis je me disais toujours « bon je vais commencer par faire ça, puis non ça me soule, en fait, je vais plutôt faire ceci, ah peut-être bien cela, finalement, j’ai trop de choses à faire je ne vais pas m’en sortir ». Généralement, je finissais par aller glander sur la toile, ou à faire des choses que je n’avais pas prévu.
J’ai fait la découverte de deux outils, le premier est pal un agenda en mode texte simple et efficace, le deuxième est devtodo, un gestionnaire de todo lui aussi est simple et efficace. Les deux forment un très bon complément au final. L’une de mes résolutions est donc d’être plus organisé. Ce que je fais, c’est que je me fixe des objectifs pour chaque journée dans pal, et devtodo me sers plus de pense-bêtes lorsque j’ai des choses à faire, mais que je ne sais pas encore quand est-ce que je souhaite les faire, je les mets dans devtodo, avec un ordre de priorité. J’ai commencé à m’en servir, il y a quelques jours et je peux déjà assurer que ça fonctionne bien, je suis d’ailleurs assez étonné de voir ce que je suis capable d’accomplir en une journée. Je remercie donc pal et devtodo, mes sauveurs. Une autre de mes bonnes résolutions est de continuer à lire beaucoup mais de façon plus sérieuse. C’est-à-dire tant-que je n’ai pas compris un passage je le relis, réaliser tous les exemples du livre, s’il y a des exercices tenter de tous les faire, prendre d’une façon un peu plus structuré des notes de passage qui me semble important, avec bien entendu ma propre vision, avec ma réflexion. Pratiquer plus, en ayant plus de projets personnels, en étant plus sérieux, avec ces dit projets, et de manière constante et régulière. Apprendre de nouveau langage, et notamment Erlang que j’ai commencé, il y a quelques jours. Essayer de moins me laisser distraire par des choses sans importance, être plus concentrer à ce que je fais. Trouver une alternative à Google pour les recherches pour plusieurs raisons que j’expliquerai peut-être plus tard. Poster plus souvent sur ce blog, pour être précis, une fois par semaine, tous les dimanches. Si l’article me demande un long travail de lecture, de documentation et de pratique sur une technologie que je connais pas, il se peut qu’il y est un délai un peu plus long. Je me suis tout de même fixé comme objectif que cela ne doit pas dépasser une semaine. Ce qui signifie au pire, un article une fois sur deux, ce qui fait au moins un, deux articles dans le mois. Pour finir participer plus régulièrement à vim-fr.org que j’ai cofondé avec istaz. J’ai d’autres résolutions que ce soit au niveau technique ou personnel, mais je ne vais pas non plus tout vous raconter, cela ne serait point amusant, et risquerai de rapidement vous souler.

Je ne vais pas vous faire un bilan de mon année 2009. Simplement, vous dire que malgré une très grosse baisse de régime et de fatigue au mois de décembre, ce fut globalement une très bonne année. Je suis surtout très fier et heureux d’une chose que je n’aurai besoin de préciser ici. Ce que j’attends pour l’année 2010, continuer à progresser et apprendre des choses en informatique, et j’espère du fond du coeur avoir une belle progression au niveau du développement, car pour le moment c’est pas toujours ça. Peut-être aussi avoir un peu plus de lecteurs pour ce blog, car ça fait toujours plaisir de savoir que lorsqu’on écrit, des personnes nous lisent. Je vais donc tenter d’écrire des choses plus intéressantes. Réussir à être reconnu par les autres barbus, pour mon travail, comme quelqu’un de passionné, qui travaille sérieusement, qui fait en sorte d’évoluer et de progresser et qui fait du bon travail cela va donc avec la progression dans ma façon de coder c’est tout de même mon métier après tout.
En conclusion je vais tenter de mettre en application, ces dites bonnes résolutions pour l’année 2010. Pour certaines résolutions, c’est déjà le cas et cela me semble assez bien parti, alors j’espère que cela va continuer. Je vais donc tout faire pour, car c’est à moi de fournir le travail, il n’y a personne qui peut m’aider à ça. J’ai toutes les cartes en main à moi de ne pas les gâcher.

Color(i)er les fonctions dans vim

Bon je suis pas mort, c'est juste qu'à l'UTC 18h/jour semble être la dose minimale de travail à fournir pour réussir (et ça reste un bien grand mot...).

Fin bref passons aux choses intéressantes. Je vous préviens va falloir mettre les mains dans le camboui. Commençons par le rendu final :

vim-2009-11-19

Comme vous pouvez le constatez mes fonctions sont coloriées.
Pour m'imiter c'est très simple. Admettons que l'on veuille colorier les fonctions d'un fichier C/C++.

1ère étape : rappatriez le fichier par défault dans son .vim :

cd ~/.vim/syntax
cp $VIMRUNTIME/syntax/c.vim . 
#$VIMRUNTIME = /usr/share/vim/vim72 chez moi

2ème étape : éditer le fichier c.vim.
Ajoutez ce qui suit avant le let b:current_syntax = "c"

"Pour les fontions
"Le dernier contains est à enlever si vous utilisez un langage "non poo"
syn match    cCustomParen    "(" contains=cParen contains=cCppParen
syn match    cCustomFunc     "\w\+\s*(" contains=cCustomParen
 
"Pour les classes
syn match    cCustomScope    "::"
syn match    cCustomClass    "\w\+\s*::" contains=cCustomScope
 
"Classe de couleur pour les fonctions
hi def link cCustomFunc MyFunction
"Classe de couleur pour les classes
hi def link cCustomClass MyFunction

3ème étape : définir la couleur. Editez donc votre colorscheme préféré et ajoutez-y :

hi MyFunction       guifg=NONE        guibg=NONE        gui=NONE      ctermfg=green       ctermbg=NONE        cterm=NONE

Je vous laisse mettre les valeurs qui vous font envie.

Voilà c'est fini. N'oubliez pas qu'il faut refaire cette manip pour chaque fichier syntax utilisé. Et attention il faut modifier cette ligne :

syn match    cCustomParen    "(" contains=cParen,cCppParen

Et remplacer cParen par nomSyntaxParen. Ainsi pour javascript.vim vous aurez javascriptParen.

Si quelqu'un a une solution propre ou générique qu'il n'hésite pas à me l'envoyer.

Article inspiré de : http://stackoverflow.com/questions/736701/class-function-names-highlighting-in-vim

Gmail, IMAP et mutt (MÀJ)

Si Gmail possède un excellent webmail, j’ai été tenté d’utiliser mutt pour lire et envoyer mes mails depuis mon interface préférée : un terminal.

Avant tout, activez le support de l’IMAP pour votre compte Gmail dans les options sur gmail.com. Ça y est, vous venez d’utiliser le webmail pour la dernière fois :mrgreen: .

Ensuite, eh bien vous installez mutt, et vous copiez ceci dans ~/.muttrc :

  1. # ~/.muttrc
  2. # AddiKT1ve <the.addikt1ve@gmail.com>
  3.  
  4. # Identification
  5. set imap_user = "LOGIN@gmail.com"
  6. set imap_pass = "PASSWORD"
  7. # Configuration Compte
  8. set smtp_url = "smtp://LOGIN@smtp.gmail.com:587/"
  9. set smtp_pass = "PASSWORD"
  10. set from = "LOGIN@gmail.com"
  11. set realname = "LOGIN"
  12. # Configuration Gmail
  13. set folder = "imaps://imap.gmail.com:993"
  14. set spoolfile = "+INBOX"
  15. set postponed="+[Gmail]/Drafts"
  16. # Utilisation du cache
  17. set header_cache=~/.mutt/cache/headers
  18. set message_cachedir=~/.mutt/cache/bodies
  19. set certificate_file=~/.mutt/certificates
  20. set record="~/.mutt/sent"
  21. # Une signature
  22. set signature="~/.mutt/.signature"
  23.  
  24. set move = no
  25.  
  26. set sort = ‘threads’
  27. set sort_aux = ‘last-date-received’
  28. set imap_check_subscribed
  29.  
  30. ignore "Authentication-Results:"
  31. ignore "DomainKey-Signature:"
  32. ignore "DKIM-Signature:"
  33. hdr_order Date From To Cc
  34.  
  35. # Heures et dates françaises
  36. set locale="fr_FR.UTF-8"
  37. set charset="utf-8"     # character set for your terminal
  38. set assumed_charset="utf-8"
  39. set send_charset="utf-8:iso-8859-15:us-ascii"
  40. set date_format="%A %d %b %Y à %H:%M:%S (%Z)"
  41. # Meilleure lisibilité des citations
  42. set attribution="Le %d, %n a écrit :"
  43. set forward_format="[Fwd: %s]"
  44. set forward_quote
  45.  
  46. # GPG (optionnel)
  47. set pgp_decode_command="gpg %?p?–passphrase-fd 0? –no-verbose –batch –output – %f"
  48. set pgp_verify_command="gpg –no-verbose –batch –output – –verify %s %f"
  49. set pgp_decrypt_command="gpg –passphrase-fd 0 –no-verbose –batch –output – %f"
  50. set pgp_sign_command="gpg –no-verbose –batch –output – –passphrase-fd 0 –armor –detach-sign –textmode %?a?-u %a? %f"
  51. set pgp_clearsign_command="gpg –no-verbose –batch –output – –passphrase-fd 0 –armor –textmode –clearsign %?a?-u %a? %f"
  52. set pgp_encrypt_only_command="pgpewrap gpg –batch –quiet –no-verbose –output – –encrypt –textmode –armor –always-trust –encrypt-to 0xVOTRECLEF_ID — -r %r — %f"
  53. set pgp_encrypt_sign_command="pgpewrap gpg –passphrase-fd 0 –batch –quiet –no-verbose –textmode –output – –encrypt –sign %?a?-u %a? –armor –always-trust –encrypt-to 0xVOTRECLEF_ID — -r %r — %f"
  54. set pgp_import_command="gpg –no-verbose –import -v %f"
  55. set pgp_export_command="gpg –no-verbose –export –armor %r"
  56. set pgp_verify_key_command="gpg –no-verbose –batch –fingerprint –check-sigs %r"
  57. set pgp_list_pubring_command="gpg –no-verbose –batch –with-colons –list-keys %r"
  58. set pgp_list_secring_command="gpg –no-verbose –batch –with-colons –list-secret-keys %r"
  59. set pgp_autosign=yes
  60. set pgp_sign_as=0xVOTRECLEF_ID
  61. set pgp_replyencrypt=yes
  62. set pgp_timeout=1800
  63. set pgp_good_sign="^gpg: Good signature from"
  64.  
  65. # Couleurs (meilleure lisibilité)
  66. color attachment magenta default            # attachments
  67. color body brightred default "(ftp|http)://[^ ]+"       # point out URLs
  68. color body brightcyan default [-a-z_0-9.]+@[-a-z_0-9.]+ # e-mail addresses
  69. color bold brightblue default               # boldface text
  70. color error brightwhite red                 # error messages
  71. color hdrdefault magenta default            # default color of message header
  72. color header brightmagenta default ^(From): # From and Subject header
  73. color header brightwhite default ^(Subject): # From and Subject header
  74. color header brightwhite default ^(Date): # Date header
  75. color header white default ^(In-Reply-To):
  76. color indicator brightred default                   # indicator bar
  77. color markers brightblue default            # wrapped line markers (+)
  78. color message brightblack green             # status messages
  79. color normal default default                # default
  80. color quoted yellow default                 # quoted text, 1st quote level
  81. color quoted1 green default                 # quoted text, 2nd quote level
  82. color quoted2 brightblue default            # quoted text, 3rd quote level
  83. color quoted3 blue default                  # quoted text, 4th quoet level
  84. color search black yellow                   # matched search patterns in pager
  85. color signature red default                 # the signature (after sigdashes)
  86. color status default blue                   # status lines
  87. color tilde brightblue default              # « ~ » used to pad blank lines
  88. color tree green default                    # thread tree in the index menu
  89. color underline brightgreen default         # underlined text
  90.  
  91. # Binding
  92. bind index "^" imap-fetch-mail
Mutt + Gmail + IMAP

Mutt + Gmail + IMAP

Et puis, quel plus grand plaisir que celui d’écrire ses mails avec vim ?

Un vim mignon tout plein

Commençons par vous donner l'eau à la bouche :

Mon vim

Mon vim

Pour cette recette vous aurez besoin :

  1. D'un terminal en 256 couleurs, je vous recommande rxvt-unicode-256color (disponible dans community pour les archers) *
  2. De la police Bitstream Vera sans Mono (également disponible sous archlinux : ttf-bitstream-vera)

Si vous voulez vérifier que votre terminal supporte 256 couleurs, vous pouvez lancer ce script perl : color.pl.

color.pl

256 couleurs

Si vous n'aimez pas trop mon colorscheme sachez qu'il en existe énormément sur vim.org. En pas trop moche on peut citer glade, xoria256, zenburn et desert256.

A partir de maintenant c'est du copier coller :

  1. ~/.Xdefaults
  2. ~/.vimrc
  3. ~/.vim/colors/glade.vim
  4. ~/.vim/macros/num.vim

Voilà c'est fini, vous avez un vim pas trop moche avec des options de base.